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JE SUIS CHARLIE

JE SUIS CHARLIE

par Yve Solot,
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Après trois journées d’angoisse et de terreur, ce dimanche 11 janvier 2015 a fait se lever des centaines de milliers de crayons, symboles de la liberté d’expression et de la pensée.

Cette vague humaine s’est réunie en dépassant les clivages politiques pour défendre des valeurs fondamentales de nos démocraties.

En marchant ensemble, il fallait sans doute aussi conjurer la peur. Dans un pays qui a déjà connu la violence, celle qui vient de frapper apparaît comme le mal absolu, la négation de l’autre. L’horreur a franchi un cap que l’on ne pensait pas ou plus connaître.

Le mal existe, explique Daniel Cohn-Bendit dans la Libre Belgique de ce lundi 12 janvier. Le problème, continue-t-il, est aujourd’hui d’éradiquer les raisons qui font que des êtres humains, qui peuvent choisir des voies différentes, finissent par s’orienter vers le mal.

L’expression « éradiquer les raisons »  me semble judicieuse car elle stigmatise les facteurs externes qui ont favorisé un basculement  plutôt que les individus qui les subissent : l’ostracisme, la pauvreté, le manque d’éducation citoyenne, les milieux délétères, la situation économique, le manque d’investissement dans des secteurs-clés, la frilosité, une vision politique rétrécie, que sais-je encore ?

Le monde politique peut agir sur ces paramètres avec une grande marge de manœuvre s’il s’en donne les moyens et il doit le faire sous peine de voir resurgir la Bête.

En tant que citoyen, j’attends de nos élus qu’ils affrontent ces défis avec détermination et pertinence. En tant qu’individu, je cheminerai petitement en respectant le message de Jésus : «Aimez-vous les uns les autres».

Au bout du chemin se trouve la paix pour les hommes de bonne volonté.

 

Yve SOLOT